Première semaine en bleu, et premières sélections pour Lylou Borg, la jeune demi-centre de Mérignac. Si elle n’avait pas joué à Trêves lors de la première rencontre de l’équipe de France face à l’Allemagne, la joueuse de 19 ans a fait ses premiers pas ce samedi à Besançon, dans une première riche en émotions.

Lylou, comment as-tu vécu ton premier « vrai » match ce soir ?

Déjà, j’étais moins stressée que jeudi. Quand on est allé à Trêves, tout était frais dans ma tête, tous les nouveaux enclenchements, alors que là, on a eu deux entrainements de plus et j’avais l’impression de mieux maitriser les choses. Ca m’a fait plaisir de rentrer sur le terrain, de tenter des choses même si la dimension physique internationale, c’est encore un autre monde.

On n’a presque l’impression que tu n’as pas vraiment osé, notamment prendre un tir…

C’est tout à fait vrai ! J’ai surtout essayé de ne pas prendre de risque, je connais le poids du ballon à ce niveau et il s’agissait de ne pas faire n’importe quoi. J’avais fait pas mal de vidéo avec Léna Grandveau aujourd’hui, elle est demi-centre comme moi, et elle a essayé de me mettre le plus à l’aise possible. Elle m’a énormément aidé pendant cette semaine. Mais j’ai surtout pensé à ne pas faire n’importe quoi. En tout cas, c’est vraiment ce que je retiens de cette semaine, le fait que les joueuses le plus expérimentées nous aient accueillies de la sorte. Je m’attendais à ce qu’elles restent un peu dans leur coin, limite « entre vieilles », mais non, elles ont été super attentives et très sympas.

On ne peut pas s’empêcher d’évoquer ta maman. Qu’est-ce que ça fait de marcher dans ses pas ?

C’est une grande fierté de marcher dans les traces de ma mère, ça fait toujours plaisir qu’on me parle d’elle parce que c’est un modèle, c’était une grande joueuse, en attaque et en défense. Mais on n’a pas trop parlé avant le match, même si je savais qu’elle était là. Je sais qu’elle est là si j’ai besoin. Maintenant, j’essaye juste de suivre mon chemin, de tracer ma route. C’est très flatteur qu’on m’en parle, elle reste ma mère, mais vraiment niveau handball, j’essaye de faire mon truc.