Après avoir inscrit un but jeudi dernier à Trêves, l’ailière gauche Nina Dury a doublé la mise ce samedi à Besançon, en trouvant à deux reprises le chemin des filets. La Dijonnaise, pour qui cette semaine était une première avec l’équipe de France A, revient sur la victoire face à l’Allemagne (30-29).
Nina, comment as-tu vécu cette première semaine ?
C’était génial, on a été très bien accueilli par les plus anciennes du groupe. Je pense qu’on a beaucoup appris, et c’est ce pour quoi on était venu, nous les plus jeunes. Franchement, je pense qu’on ne s’attendait pas à ça, mais la semaine a vraiment été réussie. Le rythme, la vitesse dans le jeu m’ont beaucoup impressionnée, mais aussi la bienveillance de toute le monde. Quand on arrive dans un groupe pour la première fois, c’était important d’être soutenue et c’est exactement ce qui s’est passé.
S’il y avait une seule à garder de cette semaine, quelle serait-elle ?
Il y en a tellement…Il y avait pas mal de pression mais ça a été beaucoup d’émotion et de plaisir que de jouer ces deux matchs. Surtout en France, devant une salle pleine, avec des gens qu’on connait dans la salle. Tu chantes la Marseillaise, tu vois les drapeaux partout, les gens crient à chaque but. C’est magique, quelque chose que je n’avais encore jamais connu dans ma carrière.
Comment concilier ce nouveau palier avec les études que tu mènes de front avec ta carrière [Nina suit un cursus à Sciences Po, ndlr] ?
Je ne me suis pas trop posé la question, mais je pense que je vais faire comme j’ai toujours fait jusqu’à présent. J’ai besoin d’avoir un truc à côté, j’ai besoin de ne pas penser au handball tout le temps, aussi parce que je suis curieuse et intéressée par ce qui se passe autour de nous, dans le monde. Ca a bien marché jusqu’à maintenant, c’est un peu d’organisation, et il n’y a pas de raison que ça change.