Les Bleus ont délivré une prestation remarquable d’engagement et d’intensité pour faire à nouveau plier le Danemark (40 à 38), trois jours après leur succès à Lyon-Décines. Les hommes de Guillaume Gille occupent ainsi solidement la première place de l’EHF EURO CUP 2026 avant les deux prochains rendez-vous : à Göteborg le 7 mai puis à Rouen, face à la Norvège, en conclusion de cette compétition.

L’équipe de départ : Guillaume Gille a procédé à un changement pour ce 2e match de la semaine face aux Danois. Romain Lagarde effectuera son entrée. C’est donc logiquement Noah Gaudin qui suivra le match depuis les tribunes avec Samir Bellahcene. POur débuter la partie, sont alignés : Charles Bolzinger, Karl Konan (avec Hugo Descat), Elohim Prandi, Nedim Remili, le capitaine Ludovic Fabregas, Dika Mem et Yanis Lenne.

Henrik Mollgaard effectue son entrée dans l’équipe danoise (il sera honoré pour sa dernière apparition avec la sélection danoise) tandis que Larsen Mads Mensah (touché à la cheville) ne figure pas sur la feuille de match. Pour ce 69e match entre les deux nations, les Bleus découvrent la Kolding Sybanck Arena et ses 5000 places pour ce nouveau choc entre les deux meilleures nations de cet EHF EURO CUP 2026.

Le protocole d’avant-match a permis au public danois de célébrer les champions olympiques et du monde en titre. Avant les hymnes, la remise des EHF Excellence Awards a été effectuée pour Ludovic Fabregas et Elohim Prandi, respectivement meilleur pivot et meilleur arrière gauche de la saison 2023-24. Emil Jakobsen (ailier gauche) et Magnus Saugstrup (défenseur) ont également été honorés. Mathias Gidsel a également reçu l’European Olympic Excellence Award. A noter que Dika Mem (meilleur arrière droit) a reçu son prix à Vienne en décembre dernier car il figurait aussi parmi les 3 candidats pour le trophée de MVP.

Faux départ et réaction !

Lasse Andersson ouvre la marque mais Dika Mem réplique aussitôt. Emil Jakobsen convertit ensuite le premier jet de 7m de la partie. Le Danemark mène déjà 4-1 en 3 minutes de jeu, après les buts de Marinus Munk et Mathias Gidsel. Yanis Lenne marque aussi puis Marinus Munk est buteur pour la 2e fois et les Danois prennent plus encore le large après les buts de Magnus Jacobsen et Mathis Gidsel. 7-2 pour les Danois après 5 minutes de jeu. Guillaume Gille appelle ses joueurs pour le premier temps-mort de la partie et souligne qu’il est temps d’entrer dans le match ! Elohim Prandi marque derrière mais Mathis Gidsel est encore précis et l’écart est à nouveau de +5 (8-3, 6e). Charles Bolzinger stoppe un 2e ballon et Dika Mem bat le gardien parisien. Après un nouveau but de Mathias Gidsel, Elohim Prandi s’illustre aussi (9-5, 10e). Dika Mem est sanctionné d’une exclusion de 2 minutes. La défense tricolore est bien plus agressive. Nouvel arrêt de Charles Bolzinger sur une séquence à 5 contre 6. Lukas Jorgensen est aussi exclu et Hugo Descat marque sur penalty : 9-6 pour les Danois, après 11 minutes. Dika Men s’illustre encore (déjà le 4e but) pour réduire la marque (9-7). Elohim Prandi assure le spectacle avec un tir dans le dos. Après leur faux-départ, les Bleus sont beaucoup plus actifs défensivement et gênent les Danois.

Les Bleus performants en infériorité

Après le temps-mort de Nicolaj Jacobsen (12-9, 16e), les Tricolores opposent une défense 3-3 et récupèrent la balle. Elohim Prandi bat son partenaire du PSG et les Bleus reviennent sur les talons de leurs hôtes (12-10, 17e). Ludovic Fabregas va observer 2 minutes de repos et ses partenaires vont devoir cravacher pour rester au contact. Décidément, jouer en infériorité réussit aux Bleus : Yanis Lenne apporte aussi son écot et la France égalise (12-12, 20e). Après la suspension du capitaine Saugstrup, Melvyn Richardson, entré plutôt au relai de Nedim Remili, inscrit son premier but. Dika Mem réplique à Jacob Holm et les deux équipes sont à nouveau à égalité (14-14, 23e). Thibaud Briet dispute aussi ses première secondes dans ce sacré choc. Après 28 minutes et au terme d’une longue séquence, les champions d’Europe en titre passent devant grâce à un tir à la hanche (16-16). Jannick Green prive les Bleus d’un avantage avant le retour aux vestiaires : il stoppe le tir de Dika Mem puis l’ailier gauche Magnus Landin, juste avant le buzzer, trompe Charles Bolzinger. Le Danemark mène 17-16 à la pause mais les Bleus ont clairement mieux maitrisé leur sujet après leur entame ratée, car une fois menés de 5 buts, les hommes de Guillaume Gille ont inversé le cours du match

Gagner pour honorer les stars Landin, Hansen et Mollgaard.

Les ailiers Dylan Nahi et Benoît Kounkoud débutent la seconde période avec aussi Ludovic Fabregas pour les avants. La base arrière est composée du trio Briet-Remili-Richardson. L’arrière gauche nantais égalise (17-17, 32e). Emil Jakobsen inscrit le 18e but danois, sur jet de 7m. Kevin Moller arrête le premier tir de Benoît Kounkoud mais derrière Charles Bolzinger préserve sa cage, face à Mathias Gidsel. Emil Jakobsen exploite une balle perdue des Bleus et redonne l’avantage aux siens. Emil Jakobsen enfile un jet de 7m de plus et les Bleus sont distancés de 2 buts (18-20 (36e). C’est encore l’ailier gauche danois qui file en contre-attaque pour offrir 3 buts d’avance aux champions d’Europe. Thibaud Briet marque après que Ludovic Fabregas se soit bien bagarré pour récupérer un ballon très compromis. Melvyn Richardson flambe à nouveau (20-21, 38e) mais les Bleus vont à nouveau souffrir 2 minutes puisque Thibaud Briet est invité à souffler pour une faute sur Mathias Gidsel. Elohim Prandi égalise (21-21) avant que Niclas Kirkelokke ouvre son compteur.

Melvyn Richardson réalise une belle performance avec un 5e tir réussi (sur 7 tentatives). Les Bleus travaillent dur devant leur zone et exploitent bien les scories danoises : Elohim Prandi envoie 2 missiles consécutifs qui offrent le premier avantage de +2 de l’après-midi (24-22, 44e). Nikolaj Jacobsen appelle ses joueurs pour 2 minutes. Henrik Mollgaard entre en défense : le triple champion du monde et champion olympique 2016 dispute ses dernières minutes sous le maillot danois. Benoît Kounkoud bat Moller mais les Danois recollent après des buts de Gidsel et de Lukas Jorgensen tandis que Nedim Remili a été exclu 2 minutes. Dans un angle impossible, Ludovic Fabregas, servi par Elohim Prandi, marque son 2e but mais les Danois se déploient très rapidement et marquent après chaque but français. À 10 minutes du terme, les deux formations sont dos-à-dos (30-30). Après le 8e but de Mathias Gidsel et le 3e de Lasse Moller, les deux buts de Dylan Nahi permettent d’équilibrer les débats (32-32, 52e). Les buts s’enchainent à un rythme effréné : les buts de Benoît Kounkoud et d’Elohim Prandi remettent la France aux avant-poste face à un Danemark privé de Jorgensen pour 2 minutes. Hugo Descat rentre pour planter un jet de 7m et les Bleus sont toujours devant, à 4 minutes du terme : 35-34. Le 10e but du meilleur joueur du monde, Mathias Gidsel, est aussitôt contredit par Ludovic Fabregas, et, au moment de l’hommage au grand Mollgaard, les Bleus possèdent un court avantage : 36 à 35 (57e). Les Bleus récupèrent le ballon et le capitaine des Bleus marquent dans le but vide (35-37, 28e).

Emil Jakobsen est toujours impeccable à 7m mais Dika Mem, avant d’être exclu, dépose le ballon dans le but de Moller. Les Bleus vont terminer la partie en infériorité numérique mais ils sont toujours devant (38-37) à une grosse minute de la fin de la partie. Mais ils tiennent bon et Dylan Nahi parachève une belle victoire sur le terrain de la meilleure équipe du monde. Score final 40 à 38.

LES STATISTIQUES

Danemark – France : 38-40 (17-16)
Kolding, Sydbank Arena, 5000 spectateurs
Arbitres : W. Weijmans et R. Wolbertus (NED)

Danemark : 
Entraîneur : Nikolaj Jakobsen
Gardiens : Green (4 arrêts / 20 tirs dont 0/1 sur pén.), K. Møller (4 arrêts / 28 tirs dont 0/1 sur pén.).
Kirkelokke (2 buts / 2 tirs), M. Landin (3/4), Jakobsen (9/9 dont 6/6 sur pen.), Jensen (1/1), Gidsel (10/14), Mollgaard, Jorgensen (2/2), Hansen, Andersson (1/2), Holm (2/4), Bergholt, Madsen (2/4), L. Møller (3/3), Munk (3/4).
Exclusions temporaires : Jorgensen (11′, 54′), Jensen (22′).

France : 
Entraîneur : Guillaume Gille
Gardiens : Bolzinger (7 arrêts / 37 tirs dont 0/3 sur pén.), Desbonnet (0 arrêt / 8 tirs dont 0/3 sur pén).
Lenne (2 buts / 2 tirs), Rémili (1/5), Bos, Lagarde, Prandi (8/10), M. Richardson (6/8), Mem (7/9), Tournat, Fabregas (5/5), Descat (3/4 dont 2/2 sur pén.), Kounkoud (2/3), Nahi (4/4), Konan, Briet (2/3).
Exclusions temporaires : Mem (10′, 59′), Fabregas (18′), Briet (38′), Remili (45′). 

LES DÉCLARATIONS

Guillaume Gille : C’était un deuxième match avec une histoire différente. Notre entame a été poussive et en même temps, les Danois étaient très investis dans ce début de match. Le différentiel est énorme quand on en met un peu moins et qu’ils en mettent un peu plus. On s’est retrouvé très vite acculé et à devoir batailler. Ce qui est particulièrement satisfaisant, c’est de quelle manière on est revenu progressivement dans cette partie. On a eu de la difficulté, car les Danois chez eux avaient envie de l’emporter sur le deuxième acte. Je suis content de l’investissement des garçons dans ce deuxième match qui est tout sauf évident. Il clôture très bien cette semaine. Cette semaine n’est pas vraiment utile en termes de résultat brut parce qu’au final, ces matchs n’amènent pas de victoire, mis à part la tête dans ce groupe d’Euro Cup. Mais par contre, elle est bien plus utile dans le contenu, dans ce que l’on a essayé de produire et dans la continuité du mondial avec des essais dans le jeu qui se sont révélés être de belles pistes de travail. Chacun va puiser sa motivation à l’endroit où ça peut l’activer. Ce qui est certain, c’est que les Danois ont honoré les légendes de leur pays et de notre sport. C’est fantastique de les célébrer de cette manière-là. C’est toujours difficile de vouloir mélanger un match amical avec quelqu’un qui s’en va. C’était une situation inédite d’un vrai match entre deux équipes qui a été arrêté pour une haie d’honneur pour Mollgaard qui s’arrête. Un grand coup de chapeau au handball danois qui mérite de célébrer ces joueurs de cette manière-là. 

Karl Konan : C’est clair que c’était un match assez spécial avec tout le protocole des célébrations d’avant-match. Je pense que l’on a manqué d’agressivité et de fraîcheur en début de match, ce que l’on avait bien réussi à faire lors du premier match. Le point positif, c’est le caractère que l’on montre et notre capacité à remonter en intensité et en agressivité, notamment en défense. On peut être fier du caractère malgré les cinq buts d’écart. C’est peut-être que l’on est plus fort dos au mur. Tout le monde redouble son volume de jeu. On a des capacités assez impressionnantes au niveau de la mobilité. Tous les joueurs sont mobiles et peuvent jouer à tous les postes. C’est un véritable atout pour l’Équipe de France. Ce match est difficile à situer, mais je pense que personnellement et pour le reste de l’équipe, ça permet de nous jauger et de savoir où l’on en est par rapport aux champions du monde. Il faut le dire, même si ça fait mal. Ça permet de jauger la capacité de ce nouveau groupe-là, des nouvelles affinités et adaptations mises en place. Je pense que c’est la force de cette équipe. Même à moins dix en Croatie on n’avait pas baissé les bras. La preuve, on avait fait une meilleure deuxième période. On ne s’est vraiment pas alarmé et on a posé les choses pour faire ce que l’on sait faire. C’est une très belle semaine. On a gagné deux fois le Danemark et on a cassé leur invincibilité depuis un an et deux mois, c’est quelque chose de bien. 

Dika Mem : Au final, il n’y a pas beaucoup d’équipes qui vont venir au Danemark, perdre de sept buts, revenir et ne pas lâcher le match. Le plus simple aurait été de lâcher le match et de se dire que ce n’était qu’un match amical, qu’il n’y a rien à jouer, mais non. On s’est battu, on avait envie de revenir et de gagner le match, ça montre énormément de caractère. Ces deux victoires montrent que l’on est capable de battre le Danemark, peu importe ce qu’il peut se dire. C’est une équipe qui était en confiance. Et même si c’était des matches amicaux, ils ont perdu deux fois contre nous et je suis sûr que l’entraîneur ne sera pas content. Il y a des choses à retirer, même si ça ne veut pas forcément dire quelque chose. Ces victoires ne nous donnent pas le titre de champion du monde ou de champion olympique. À partir de là, il faut continuer de bosser et aller de l’avant. 

Ludovic Fabregas : C’était une semaine intéressante déjà sur le papier avec deux matchs contre le Danemark qui est champion du monde et olympique en titre. On s’attendait forcément à des matches difficiles, mais on était déjà focalisé sur le premier. C’était un match intéressant dans ce que l’on a pu produire dans l’engagement et dans l’intensité. Ce qui nous a permis de gagner ce match-là. Ça nous a donné de la confiance sur le travail que l’on a fait pendant la préparation, mais aussi lors du dernier mondial. Sur ce deuxième match, je pense que l’on s’est servi de ça et des ingrédients que l’on avait mis sur le premier match. On a réussi à revenir dans le match alors que c’était plutôt mal embarqué. C’est une semaine aboutie avec deux victoires, très intéressante avec plein de choses positives. Maintenant, il faudra faire le bilan de cette semaine pour continuer de progresser. C’est difficile d’analyser à chaud, mais je trouve que l’on a fait moins d’erreurs sur le deuxième match. On a perdu moins de ballons et on a été plus tueur, notamment lors du premier match. Sur ce deuxième match, on a été très présent en fin de match, en prenant cet avantage de plus deux dans un moment capital. Ce qui nous a permis de gagner ce match-là. 

RÉSULTATS ET PROGRAMME DE L’EHF EURO CUP 2026

1e journée – Mercredi 06 novembre – Orléans : France – Suède : 37 à 31 (21-11) / Danemark – Norvège : 32-27 (15-13)
2e journée – Samedi 09 novembre – Stavanger : Norvège – France : 27-31 (14-17) / Dimanche 10 novembre – Linköping : Suède – Danemark : 29-33 (16-17)

Stage du 10 au 16 mars 2025 :
3e journée – 12 mars – LDLC Arena de Lyon Décines :  France – Danemark : 33-32 (17-17) / 12 mars – Stockholm : Suède – Norvège : 38-29 (10-17)
4e journée – 15 mars – Kolding : Danemark – France : 38-40 (16-17)15 mars – Trondheim : Norvège – Suède : 30-31 (12-16)

Stage du 05 au 11 mai 2025 : À SUIVRE EN DIRECT SUR beIN SPORTS, LA CHAINE L’ÉQUIPE ET HANDBALLTV.

5e journée : 07 mai à 19h00 – Göteborg : Suède – France / 07 mai à 18h15 – Stavanger : Norvège – Danemark
6e journée – Dimanche 11 mai à 18h00 – Kindarena de Rouen : France – Norvège / 11 mai à 18h – Copenhague

: Danemark – Suède

CLASSEMENT APRÈS 4 JOURNÉES : 1/ France 8 pts (+12) 2/ Danemark (+6) 4 pts 3/ Suède (-11) 4 pts 4/ Norvège (-19) 0 pt

LE groupe DE 18 JOUEURS

Gardiens : Samir BELLAHCENE (TVB Stuttgart) – Charles BOLZINGER (Montpellier HB) – Rémi DESBONNET (Montpellier HB)

Ailiers gauches : Hugo DESCAT (One Veszprém) – Dylan NAHI (Industria Kielce)

Arrières gauches : Thibaud BRIET (HBC Nantes) – Romain LAGARDE (HBC Nantes) – Élohim PRANDI (Paris Saint Germain Handball)

Demi-centres : Noah GAUDIN (Skjern HB) – Nedim REMILI (One Veszprém)

Pivots : Ludovic FABREGAS (Cap, One Veszprém) – Karl KONAN (Montpellier HB) – Nicolas TOURNAT (HBC Nantes)

Arrières droits : Julien BOS (HBC Nantes) – Dika MEM (FC Barcelone) – Melvyn RICHARDSON (FC Barcelone)

Ailiers droits : Benoît KOUNKOUD (Industria Kielce) – Yanis LENNE (Montpellier HB)

LE STAFF

Entraîneur : Guillaume GILLE / Entraîneur-adjoint : Yohan DELATTRE / Entraîneurs gardiens : Jean-Luc KIEFFER / Préparateur physique : Olivier MAURELLI / Analyste vidéo : Vincent GRIVEAU / Médecin : Emmanuel BIDET / Kinésithérapeutes : Sébastien GAUTIER, Jean-Christophe MABIRE et Florian PATALAGOÏTY / Manager des équipes de France : Emmanuelle MOUSSET / Communication et relation médias : Hubert GUÉRIAU / Intendant : Alexandre MASSINON / Préparateur mental : Pierre ARTHAPIGNET / Directeur Technique National : Pascal BOURGEAIS / Chef de délégation : Bertrand GILLE / Vidéoman : Mathis BORONAT / Photographe : Baptiste FERNANDEZ